Pour le salut de vos âmes
Priez, ployez, périssez
Saigneur, purifie nos armes
La guerre sainte n’a jamais cessé
Dès lors le servant mène à l’esclavage
Le peuple confiant replié dans sa cage
Selon les lois édictées
Au nom d’une obscure lumière
Que l’innocent soit sacrifié
Qu’on prie les Seigneurs de la guerre
Et cette puissance supérieure
Qu’on habille et qu’on prétexte
N’est qu’un paravent flatteur
Aux obscénités de mensonges manifestes
La croix, l’étoile et le croissant
Régissent l’esprit des fanatiques
Les dominants avilissent ces symboles
Bienheureux soient les hérétiques
Dès lors le servant mène à l’esclavage
Le peuple confiant replié dans sa cage
Et cette puissance supérieure
Qu’on habille et qu’on prétexte
N’est qu’un paravent flatteur
Aux obscénités de mensonges manifestes
Au service d’habiles orateurs
Les textes se plient aux intérêts
Des enragés, des égorgeurs
Des tueurs aux visions inspirées
Gloire soit chantée à la haine
Et sa ferveur furieuse.
Ainsi brûle l’Eden
De ces religions véreuses
Les prêcheurs aux préceptes assassins
S’entourent d’un pouvoir sans commune mesure
Et détournent la ferveur de chacun
De l’Orient à l’Occident, la même imposture
La foi des humbles vidée de son sens
Tandis que s’exhalent les relents pernicieux
Et que se répand la semence
Inondant les consciences au nom de Dieu